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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

l'argent n'a pas de couleur ...

l'argent n'a pas de couleur ...

C’est ici l’éditorial du journal Le figaro, sur une idée toute simple : On a bâti des fortunes en polluant, en saccageant la planète. On peut imaginer aujourd’hui qu’on peut aussi continuer à s’enrichir, à maintenir la croissance, en inventant une machinerie dépolluante. Si on croit que la croissance verte peut aussi enrichir non pas seulement les nations mais aussi les marchands du temple, alors on peut espérer… !

« Les villes chinoises étouffent sous leurs nuages de pollution, la Californie se dessèche et ses forêts brûlent, les glaciers fondent, les côtes fragiles sont grignotées… D'après une enquête réalisée dans 40 pays par le centre de recherche américain Pew, 54 % des citoyens considèrent le changement climatique comme un «problème très grave» et 78 % se disent favorables à un accord international forçant leur pays à limiter les émissions de gaz à effet de serre. Ce contexte se prête à l'adoption de mesures fortes par la conférence mondiale de Paris (COP21). Près de 150 chefs d'État et de gouvernement s'y sont succédé lundi pour donner une impulsion politique à l'orée des négociations. Ils estiment à l'unisson qu'il en va au minimum de la paix mondiale, à travers l'impact du climat sur les migrations et les ressources. Pourtant, les appels à la mobilisation et les professions de foi ne garantissent pas un succès. Certains blocages sont politiques, comme celui du Congrès américain, qui promet de biffer toute signature de Barack Obama. Mais le nœud gordien est économique: aucun dirigeant n'est mandaté pour renoncer au développement et à la croissance, c'est-à-dire appauvrir ses concitoyens avec l'espoir d'offrir des perspectives durables aux prochaines générations. Est-ce par la négociation mot à mot de 50 pages de bonnes résolutions politiques que l'on sortira de cette impasse?

Les traités et les lois permettent d'agir collectivement, afin que les efforts consentis ici ne soient pas ruinés par l'incurie tolérée ailleurs. Mais si les États possèdent le frein, le moteur appartient aux acteurs privés. De même que la révolution industrielle a accéléré la pollution de la planète, de même le salut viendra, à n'en pas douter, d'une révolution économique enfantée par l'innovation technologique. C'est pourquoi l'initiative de Bill Gates et d'une trentaine d'autres milliardaires du high-tech en faveur des énergies propres nourrit plus d'espoir que la grande palabre parisienne de 10 000 technocrates. »

Philippe Gélie (le Figaro)

 

 

 

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