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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

aucun pays ne sera épargné !

aucun pays ne sera épargné !

«Il était très timide, ne se livrait jamais. Lorsqu'on parlait de politique, il ne donnait pas son opinion»

À la mosquée Dar Al Uloom Al Islamiyah-Amer de San Bernardino, où Syed priait tous les jours pendant ses pauses déjeuner, personne n'a jamais posé les yeux sur Tashfeen. «Un musulman dévot ne présente jamais sa femme à ses amis, explique Gasser Shehata, 42 ans, un émigré égyptien au chômage. Personnellement, je ne suis pas aussi pieux, mais Radwan, lui, était très respectueux de la tradition.» Radwan, et non pas Syed, est le nom sous lequel Farook était connu des membres de Dar Al Uloom Al Islamiyah-Amer, un édifice insignifiant coiffé d'un dôme doré posé sur une terre aride au fond d'une longue allée goudronnée. « Je suis là tous les jours, poursuit Gasser, et je voyais Radwan régulièrement depuis deux ans. Ce qui ne veut pas dire que je le connaissais bien. Il était très timide, ne se livrait jamais. Lorsqu'on parlait de politique, il ne donnait pas son opinion. Quand l'avion russe a explosé en Égypte, j'ai évoqué ma tristesse et ma totale incompréhension devant cet acte barbare. Radwan n'a rien dit. Il se contentait d'écouter.»

Après son mariage, les membres de la mosquée, dont l'imam, Rosham, qui est afghan, ont organisé une fête en son honneur. Plusieurs centaines de fidèles se sont présentés. Les femmes étant d'un côté et les hommes de l'autre, personne n'a vu Tashfeen. « Je l'ai aperçue une fois dans la voiture, précise Gasser. Elle portait le niqab.» Syed Rizwan a cessé de se rendre à la mosquée il y a trois semaines environ. «Maintenant que j'y pense, précise Gasser, il n'est pas revenu depuis les attentats de Paris. On ne s'est pas trop posé la question de sa soudaine absence. Comme son travail consistait à inspecter des restaurants, on s'est dit qu'il avait été envoyé dans une autre zone.» Dans les milieux musulmans de Californie du Sud, le massacre de mercredi nourrit les débats, les menaces - la mosquée Dar Al Uloom Al Islamiyah-Amer en a reçu deux par téléphone - et la confusion. Gasser et deux autres musulmans se tiennent debout devant la grille de cette même mosquée depuis le matin. Ils affirment que le Council on American-Islamic Relations (CAIR) leur a défendu de parler à la presse. «Ils nous ont demandé d'arrêter de donner des interviews, en argumentant qu'il valait mieux qu'on les laisse faire. C'est pour ça que nous sommes devant la grille et non pas dans le périmètre de la mosquée. Nous voulons parler.» »

Le Figaro

Je veux bien comprendre la prudence de Washington et du président Obama. Rappeler à ce pays d’Amérique que rien n’est résolu, qu’il peut être aussi vulnérable qu’un autre pays même européen n’est pas affaire facile. On se répète pour se réconforter qu’on est la Nation la plus puissante du Monde mais voilà qu’un couple d’anonymes, de « transparents » se glisse comme par hasard dans la machine de la propagande et tout est fichu en l’air. Oui, même les Etats-Unis n’en ont pas fini avec le terrorisme à quelques kilomètres de Los Angeles… !

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