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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

une mafia ...

une mafia ...

On a l’habitude en France comme ailleurs d’entretenir avec soin son nombril. On se réjouit de notre débat démocratique, de nos élections régionales, de la grande lucidité de nos penseurs à la petite semaine et on parle de nos banlieues, de leur propreté. Pour le reste, je veux dire ce qui nous entoure, le monde de nos voisins les plus proches ou les plus éloignés… On en parle bien mais sans trop de conviction, on regarde ailleurs… et pourtant et le plus souvent c’est de là que viennent nos ennuis. Lorsque le monde tousse, la France n’est pas loin de s’enrhumer. Cette semaine nous a appris que le monde est bien petit, qu’un attentat à Paris se produise et c’est le reste de la planète qui tremble. Les trois couleurs ont éclairé les USA, la Russie, l’Europe presque dans son ensemble… et la liste peut s’allonger à l’infini. Je sais aussi qu’il est plus facile pour nos journalistes de parler de la cuisine politique française que de tenter une analyse lucide sur l’avenir de notre planète. Parler des autres est difficile surtout lorsqu’ils ne parlent pas français ou qu’ils n’ont pas suivi l’enseignement de Sciences-Po ou de l’ENA. Brutalement, une actualité nous agresse… C’était un vendredi 13 qui dit être un jour de chance. Un de ces jours où certains achètent un billet de la loterie. 130 personnes et plus n’ont pas gagné le gros lot… Non, et c’est bien lamentable. Alors on donne sa chronique, on parle de déracinement, de malaise social, de mauvaise intégration, de racisme… On parle comme toujours pour ne rien dire et cela s’appelle faire de la politique. Il y a le feu à la boutique, certains en sont encore à se demander si on doit garder les fenêtres ouvertes ou plutôt ne pas hésiter à les fermer pour arrêter l’incendie. Mais qu’importe… Un article intéressant du Monde sur cette famille Abdeslam, ces français de Belgique qui semblent s’être pas mal impliqués dans l’horreur parisienne. On voit que ces trois frères, un est mort, l’autre court toujours et le troisième est un employé de mairie qui donne des interviews et recherche son plus beau vocabulaire. Que nous raconte-t-on sur eux ? Cette famille n’est pas plus religieuse qu’une autre, les deux terroristes aimaient bien vivre, courir la gueuse, en avoir plein les narines et surtout ne pas manquer d’argent. La frime avant tout. Alors le plus idiot des deux a été jusqu’au bout de son acte… il a sauté en l’air. L’autre, le plus malin en apparence, a disparu des radars… Et on apprend même aujourd’hui qu’il s’est délesté de l’objet qui devait lui donner l’air d’un fou de Dieu. Pas folle la guêpe ! On attend la suite et on cherche. On finira peut-être par trouver… Quel rôle jouait cet homme dans cette expédition mafieuse.

« … Avaient-ils vraiment prévu de mourir ? Ou avaient-ils déjà imaginé, après leur équipée monstrueuse, de s’enfuir ? « J’avais eu Brahim au téléphone en octobre. Il m’avait annoncé qu’il viendrait au Maroc en décembre, raconte le cousin Boumedienne. Quelqu’un qui veut se faire tuer ne peut pas tromper sa famille à ce point. Il avait pris des dispositions pour clôturer son divorce. Il voulait monter ici un atelier de réparation et de vente d’outils. » Jeudi soir 12 novembre, selon un témoin cité par France 2, les deux frères se seraient vivement disputés. « Moi, sans pognon, je bouge pas. Si n’y a pas de pognon, je n’y vais pas ! »…. » (Le Monde)

une mafia ...

« Brahim est l’aîné, mais pas le leader. Il est de loin le moins doué des trois frères – Me Olivier Martins parle même d’une forme de « retard mental ». En 1998, il n’avait que 14 ans quand il a mis le feu à la maison familiale. Un garçon « fragile et influençable », dit de lui l’avocat, le « faible » de la fratrie. « Quand j’ai vu qu’il s’était fait exploser sans faire de victime, je me suis même dit que ça lui ressemblait. C’est quelqu’un qui a des remords. Mon hypothèse c’est que soit il n’a pas osé aller au bout, soit on lui a dit de faire ça là où il était, et il n’a pas réfléchi », ajoute le pénaliste.

Salah, joli cœur vif et roublard, est plus rusé et plus fou – « déglingo », raillent ses amis en riant. « Né le 15 septembre à Bruxelles, 1 m 75, yeux marrons », comme le dit l’avis de recherche désormais placardé dans toute l’Europe, cheveux gominés et blouson de cuir, quand il ne porte pas un costume pour sortir, sapé « comme un collégien anglais », disent ses copains. « Brahim ne se sentait pas à la hauteur des autres », se souvient Me Martins. Comme chez les frères Kouachi, les tueurs de Charlie Hebdo, où l’aîné Saïd souffrait de lacunes intellectuelles et d’un gros problème de vision, c’est le cadet qui mène la danse. Sans pour autant réussir, comme il en rêve, à s’acheter des belles voitures et gagner sa vie facilement. »

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