Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

morts pour ... la France.

com
morts pour ... la France.

« L’exaltation nationaliste va perdre progressivement sa raison d’être après la victoire. Le jacobinisme intraitable d’un Clemenceau, porté à la présidence du Conseil en 1917, a complété le nationalisme du républicain modéré Poincaré, président de la République de 1913 à 1920. Dans les années qui suivent la guerre, le nationalisme reste encore sur le qui-vive : l’Allemagne doit payer, l’Allemagne doit réparer, car c’est elle qui a provoqué la guerre mondiale. Redevenu président du Conseil, Raymond Poincaré n’hésite pas à faire occuper la Ruhr, en 1923, pour amener le gouvernement allemand à résipiscence – malgré l’avis hostile des anciens alliés britanniques et américains. Mais, à partir de 1924 Aristide Briand met un terme à l’attitude intransigeante qui a précédé. L’ère de la sécurité collective a commencé ; la paix devient un idéal universel, que chaque état doit servir de son mieux ; en 1926, l’Allemagne est admise à la Société des Nations et, deux ans plus tard, on signe à Paris le pacte Briand-Kellogg, proclamant solennellement la renonciation générale à la guerre… » (Michel Winock) Et puis il y eut 1929, la crise économique de 1929 ! Le traité fut mis au feu, des hommes voulurent finir la guerre de 1914, une guerre qu’ils prétendaient n’avoir pas perdue. Le jour de l’armistice, la France organisa un défilé de la victoire mais on oublie trop souvent qu’en Allemagne on fit de même. Personne à ce moment de l’histoire et certainement pas le peuple français ne pouvait imaginer la suite. Céline publiait en 1932 son fameux roman « Voyage au bout de la nuit » Bardamu, témoin de la boucherie de 14-18, exprime crûment ce pacifisme devenu commun à tant de Français : Moi, quand on me parlait de la France, je pensais irrésistiblement à mes tripes. »

Ne jamais croire que nos parents n'étaient finalement que de gros benêts, des naïfs... De ceux qu'on manipulait facilement comparés aux générations suivantes plus fines, plus intelligentes, moins manipulables. Le smartphone n'a pas apporté le bonheur à l'humanité, ne lui a pas redonné plus d'intelligence et la guerre... est encore d'actualité !

 

morts pour ... la France.
Print
Repost
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article