Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

mort d'un révolté au beau visage !

mort d'un révolté au beau visage !

Un philosophe est mort. L’un des derniers philosophes français ? Je ne le sais pas mais il était de ceux qui avaient fréquenté Sartre, Aron, Foucault… Qui peut prétendre que ces derniers ne l’étaient pas ? Qui peut l’affirmer sans se rendre ridicule. Lorsque l’un de ces personnages prenait la plume pour émettre une opinion, le propos ne passait jamais vraiment inaperçu. On le lisait, on le commentait, on débattait… et souvent même « les politiques » d’alors n’avaient pas le niveau nécessaire pour apporter une contradiction. « Il y a le Glucksmann qu’aucun revers, aucune défaite, aucune vérité prétendument révélée par les prétendus experts n’a jamais dissuadé de rester fidèle au même souci du monde : j’ai également sous les yeux le texte magnifique qu’il me confia un jour que nous avions projeté, l’an dernier, de nous rendre ensemble sur la place Maïdan, à Kiev – « Je m’appelle André Glucksmann, on dit que je suis philosophe ; seule la maladie m’empêche d’être parmi vous ; mais je vous ai donné le meilleur de moi, mon fils Raphaël, qui est resté à vos côtés, sur vos barricades, et qui est actuellement chez vous, près de vous, pour vous accompagner sur votre époustouflant chemin vers l’indépendance, la liberté, la démocratie. » Et j’ai ces images de lui, si poignantes, face à Mikhaïl Khodorkovski juste sorti du goulag poutinien : je ne l’ai plus revu depuis longtemps, je le trouve fragile, émacié, allant à petits pas, un peu triste, ne sortant plus guère de chez lui – mais il est beau, toujours très beau et il a, surtout, cette révolte intacte, cette colère froide inentamée contre les nouveaux moscoutaires de la droite européenne et la honte qu’ils nous inspirent » Ce texte est de BHL… L’écrivain qui vient de mourir est l’un des premiers à nous avoir mis en garde contre un homme qu’on voit aujourd’hui comme le plus puissant du monde, de le montrer tel qu’il est et de souligner avec persévérance et orgueil que Monsieur Poutine n’est pas un démocrate mais le cache-sexe d’un totalitarisme qui ne veut pas dire son nom, qui n’a jamais abandonné la partie même dans les fumées de l’Eglise Orthodoxe. On ne peut pas être l’ami de Monsieur Poutine ! Jouer les candides et avancer des noms qui prouveraient que des hommes comme Glucksmann, les médias en ont plein les placards et de citer Onfray… que voilà bien l’esprit de ce temps où la bêtise côtoie la vulgarité. Si Monsieur Onfray est autre chose qu’un petit essayiste de bistrot alors pourquoi ne pas donner le titre de philosophe à Monsieur Zemmour ou à Mlle Valérie T. ? A bien y réfléchir c’est du pareil au même.

Print
Repost
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :