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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Ce ne sont que de pauvres victimes !

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Ce ne sont que de pauvres victimes !

« … mais c’est une ténacité similaire qui est aujourd’hui indispensable pour comprendre l’origine du mal dont nous souffrons et tenter d’y remédier. » J’avoue ne pas comprendre cette phrase du journal Le Monde et j’ai du mal à identifier ce mal mais peut-être qu’Habermas apporte à ces mots, à cette conclusion une signification plus compréhensible moins hypocrite : « A côté de la chaîne de causalité qui conduit en Syrie, il en existe une autre, qui attire l’attention sur les destins ratés de l’intégration dans les foyers sociaux de nos grandes villes. » Nous y revoilà… Il faut donc d’une manière ou d’une autre, transformer ces individus en victimes et nous sommes responsables de leurs actions comme toujours, c’est la limite ultime de nos fameux « humanistes » occidentaux, ces gens pensent ! Il ne font que cela et à la longue et vu l’âge de certains ils ne se rendent même plus compte de la pauvreté de leur ridicule. J’avais envie de leur répondre en citant Saint Exupéry et ce passage de Citadelle :

« Car j'ai vu trop souvent la pitié s'égarer. Mais nous qui gouvernons les hommes, nous avons appris à sonder leurs cœurs afin de n'accorder notre sollicitude qu'à l'objet digne d'égards. Mais cette pitié, je la refuse aux blessures ostentatoires qui tourmentent le cœur des femmes, comme aux moribonds, et comme aux morts. Et je sais pourquoi.  Il fut un âge de ma jeunesse où j'eus pitié des mendiants et de leurs ulcères. Je louais pour eux des guérisseurs et j'achetais des baumes. Les caravanes me ramenaient d'une île des onguents à base d'or qui recousent la peau sur la chair. Ainsi ai-je agi jusqu'au jour où j'ai compris qu'ils tenaient comme luxe rare à leur puanteur, les ayant surpris se grattant et s'humectant de fiente comme celui-là qui fume une terre pour en arracher la fleur pourpre. Ils se montraient l'un à l'autre leur pourriture avec orgueil, tirant vanité des offrandes reçues, car celui qui gagnait le plus s'égalait en soi-même au grand prêtre qui expose la plus belle idole. S'ils consentaient à consulter mon médecin, c'était dans l'espoir que leur chancre le surprendrait par sa pestilence et par son ampleur. Et ils agitaient leurs moignons pour tenir de la place dans le monde. Ainsi acceptaient-ils les soins comme un hommage, offrant leurs membres aux ablutions qui les flattaient, mais à peine le mal était-il effacé qu'ils se découvraient sans importance, ne nourrissant plus rien de soi, comme inutiles, et qu'ils s'occupaient désormais de ressusciter d'abord cet ulcère qui vivait d'eux. Et, une fois bien drapés de nouveau dans leur mal, glorieux et vains, ils reprenaient, la sébile à la main, la route des caravanes et, au nom de leur dieu malpropre, rançonnaient les voyageurs. »

 

Etienne Daho qui est né de la même terre que moi… a su résumer une sensation qui m’est plus que coutumière. Il a su le faire avec peu de mots mais son choix est pertinent.

« Ce climat permanent d’insécurité. L’angoisse de se prendre une balle en passant devant la fenêtre. L’horreur d’enjamber des cadavres en rentrant de l’école ou d’observer, terré derrière des volets, les flammes ravager les immeubles alentour. Sirènes, hurlements, odeur du sang séché au soleil. Je connais cela par cœur. Les récents attentats à Paris ont brusquement convoqué ces sensations qui me sont familières. »

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