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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

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la Grèce depuis le début ...

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la Grèce depuis le début ...

Comprendre la crise Grecque n’est pas facile en apparence mais finalement à lire les uns et les autres, on en perçoit mieux les raisons. Dans cette affaire, on a perdu beaucoup de temps, on va perdre beaucoup d’argent et de toute évidence dès le début de l’entrée de la Grèce dans l’Europe.

« La question des retraites, sur laquelle achoppent les discussions, est édifiante : le pays investit essentiellement pour ses concitoyens âgés, ce n'est pas un signe positif pour sa croissance. Trente pour cent des employés du secteur public sont en retraite avant 55 ans ! Dans le même temps, le système de protection sociale est faible voire inexistant, donc de nombreuses familles vivent grâce à la retraite des grands-parents. C’est tout le système de protection social qui est à revoir. Compter uniquement sur l’austérité ne marche pas en Grèce. En Irlande en 2010 [au moment du renflouement par le FMI] la baisse des salaires a entraîné un rebond de la compétitivité, donc des exportations, et l'économie est repartie dès 2011. La Grèce est un pays fermé, le poids des emplois publics est très important et les exportations, très faibles. - Faut-il imposer le contrôle des capitaux ? Pour cela, il faudrait que le Parlement grec le décide, et il n'y est pas incité tant que la BCE poursuit son soutien. En effet, chaque jour, les fuites de capitaux hors de Grèce engendrent des dettes de la Banque centrale de Grèce à l'égard de l'eurosystème. Ce montant atteint aujourd'hui environ 100 milliards d'euros, et renforce le poids de la Grèce dans les négociations : si demain la Grèce sort de la zone euro, les Européens ne récupéreront pas cet argent. » (Le Monde)

« L'origine de la crise tient à l'entrée même de la Grèce dans la zone euro en 2001. L'économie n'était pas assez solide, pas assez diversifiée et ses finances publiques dans le rouge, loin des critères de Maastricht. Athènes a profité de l'effet d'aubaine de l'euro pour se financer artificiellement à bas coût. De 10 % en moyenne avant l'adoption de la monnaie unique, les coûts d'emprunt à dix ans sont tombés à moins de 3 %, sans que la Grèce ait réalisé des gains de croissance ni réduit ses dépenses publiques. «Les Grecs ont acheté le rêve européen ; ils ont vécu dans l'illusion d'un rattrapage du niveau de vie au standard français et allemand», souligne Christopher Dembik, économiste de Saxo Banque. L'État a dépensé sans compter, à l'image du budget militaire qui représentait 3,2 % du PIB en 2009, contre 2,5 % en France. En cause également, la mauvaise gestion publique, notamment celle des fonds structurels européens, et les deux fléaux du pays: la corruption et l'économie parallèle. » (Le Figaro)

Un jugement radical du Figaro. On peut nuancer le propos mais au fond… On peut aussi y reconnaître un semblant de lucidité : « Voilà six mois qu'Alexis Tsipras mystifie les Européens, reniant ses propres engagements d'un jour sur l'autre. Tenu à bout de bras par ses partenaires et par la BCE, il n'a pour l'instant présenté aucune réforme crédible, susceptible d'assurer la viabilité économique de son pays. L'application de son programme, irréaliste et démagogique, revient à exiger de nouvelles libéralités pour financer l'embauche de fonctionnaires et la distribution de nouvelles prestations. En somme de faire une nouvelle fois payer par d'autres la gabegie grecque. Qui peut accepter un tel chantage? Alors que la catastrophe menace, il ne reste à Tsipras que quelques heures pour se réveiller. Et pour ne pas rester comme celui qui, promettant le bonheur de son peuple, l'aura précipité en enfer. »

 

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