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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

besoin de rigoler !

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besoin de rigoler !

« Le Monde des livres » consacre quelques lignes à l’esprit anarchiste dans la littérature, à ce qu’on appelle l’esprit « libertaire » plus officiellement parce qu’il fait certainement moins peur mais le résultat est le même. Jean Birnbaum parle de Jules Vallès : « Le révolté livre sa prose au tumulte pour lui éviter de se figer, d’être aux ordres, de tourner la meule de la servilité. Contre LES IMPOSTEURS et les salivards, Vallès met en mouvement une gouaille portée par une sincérité douloureuse, mêlant l’esprit, le souci de l’honneur et LE BESOIN DE RIGOLER. » J’ai bien aimé ce regard, cette ombre portée… Et j’ai souligné deux expressions « les imposteurs »… Ce mot si actuel, si courant. Ils sont partout ces imposteurs, ils occupent le terrain, ils écrivent des livres, tiennent tribune dans les médias, jouent à l’acteur dans des films, se mettent à chanter, vont au gouvernement… Ils se donnent la légitimité de juger, d’avoir un avis sur tout et sur n’importe. Ils se donnent des diplômes, en inventent au besoin… qui pour les contredire tant qu’ils sont en place, tant qu’ils s’agitent, déplacent du vent, tant qu’ils font la mode du moment. Et le bon peuple les regarde avec envie, ils vont même parfois par les croire, par les envier… bon peuple de « salivards ». Et ils salivent bien et partout et ils salissent, ils polluent, ils empestent par temps de chaleur. L’autre expression que je voulais souligner : « besoin de rigoler », un vrai et gros remède, le seul. Le rire…pour sortir du troupeau, pour retrouver sa dignité d’homme face à ces imposteurs de salon, face à leur laideur. Rire fort, rire méchamment pourquoi pas ? Mais rire comme pour se moquer, comme pour de ne croire aux postures de ces imposteurs. Ce n’est pas si mal, il faut encore l’oser… dans l’attente qu’une loi, qu’un décret ne viennent à l’interdire, ne viennent à le considérer comme un acte terroriste, comme une forme de djihad personnel.

 

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