Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

On parle beaucoup de culture !

com
On parle beaucoup de culture !
On parle beaucoup de culture !

On parle aujourd’hui beaucoup de culture, on s’étonne que des théâtres, des festivals perdent leurs subventions, on veut nous faire croire qu’ »avant » on récitait du Tacite en se rendant au travail, que nos promenades s’accompagnaient forcément de Virgile. On parle trop d’ailleurs et on dit un peu n’importe quoi. Céline – me semble-t-il- a dit quelque part et je cite de mémoire sans me préoccuper des mots mais l’esprit était que les français auraient besoin de silence et d’eau claire. Je le crois bien volontiers. Lorsqu’on parle culture, lorsqu’on déplore ce manque d’appétit culturel, on agit… On montre ses envies même si elles ne sont pas payantes. Il suffit de se promener sur les sites de nos grands médias pour s’apercevoir sans grande recherche qu’on en est loin. On se contente de se lamenter, de feindre, de nous la jouer une fois de plus à l’hypocrisie. On nous dit qu’on veut supprimer l’enseignement des langues vivantes et qu’on ira jusqu’au bout avec les langues mortes… On verra la fin du latin et du grec… anciens. Alors qu’avant… la culture était partout, le français parlait au moins deux langues… vous donnait immédiatement la liste des académiciens français. Je ne vous parle pas la manière précieuse qu’il avait de tourner la langue française. On m’a raconté une petite histoire vécue. Un gentil repas avait été organisé entre collègues de travail… Il y avait autour de la table tout un monde médical… des médecins de tous âges et jusqu’au plus vieux. Dans le restaurant, des touristes chinois qui n’avaient que l’anglais pour tenter de rentrer en contact, de s’informer. Ils ne purent le faire qu’avec une infirmière qui elle, par bonheur, hésitait dans l’oral mais comprenait le sens de la question. Le dialogue put malgré tout s’établir. L’élite de la profession médicale regardait ailleurs, elle n’osait pas : un rien honteuse. L’anglais, oui… mais vaguement seulement pendant les congrès pour faire impression. Pourtant, je vous l’assure… certains de ces médecins ne venaient pas d’achever leurs études. Ils appartenaient à « l’avant », au temps où on lisait Jules César sans en manquer un mot.

(Amusons nous à jeter un œil sur les modules culturels d’Itélé, il faut vraiment se convaincre qu’on parle ici de culture… Je ne dis rien du Monde Littéraire qui chaque semaine nous éloigne de plus en plus de la lecture.)

Print
Repost

Commenter cet article