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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

1945 et après ?

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1945 et après ?

Et puis les prisonniers de guerre revinrent : « Dans tous les pays où des prisonniers étaient de retour, il y eut des désaveux de paternité par centaines. Le nombre de divorces, en France, passa de 35100 en 1938 à 45800 en 1945, 75600 en 1946. La fidélité n’avait pas toujours tenu  la distance. La propagande pétainiste parlait au prisonnier de l’épouse vertueuse assise au coin du feu et lui tricotant des chaussettes. Mais il y avait eu, depuis 1940, beaucoup de tentations, d’occasions, de raisons. Et comme il n’y a pas pire noirceur que celle qui parfois guette dans l’âme humaine, c’est quelqu’un du quartier, du village qui avait écrit à l’absent pour lui faire savoir que sa femme le trompait. »

« … Dans les dernières semaines de guerre, des armées entières se rendirent. Il y avait en 1945 plus de dix millions de prisonniers. Après la capitulation, la France en reçu 300.000 s’ajoutant aux 700.000 qu’elle hébergeait déjà. Les conditions de vie qu’on leur faisait dans les camps étaient dures. « Nous étions constamment en danger de mort », disait naguère l’un d’eux, dans une émission de France 3. « Des types qui nous gardaient nous urinaient dessus. » La France avait besoin de main-d’œuvre. Les PG allemands devinrent mineurs de fond, ouvriers dans la métallurgie, garçons de ferme. Les évasions étaient rares : la vie était plus difficile encore en Allemagne qu’en France. Contrairement à la Convention de Genève sur le traitement des prisonniers de guerre, qui interdit qu’ils soient employés à des travaux dangereux, en France, près de 50.000 furent affectés au déminage jusqu’en 1947. Le nombre des victimes est saisissant : 3000 selon les autorités françaises, 20.000 selon la Croix-Rouge. Lors des cérémonies franco-allemandes qui marquèrent le cinquantième anniversaire de la fin de la guerre en 1995, des médias britanniques soulignèrent qu’il restait là « une image peu glorieuse pour l’égocentrisme français ». A l’époque, il y eut bien des campagnes de presse mais l’opinion ne s’émut guère : elle jugeait normal que des allemands contribuassent à enlever les mines que leurs congénères avaient posées. »

 

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