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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

de l'Italie ...

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de l'Italie ...

-- Perrin vient de rééditer une nouvelle version du « Journal politique » de Galeazzo Ciano, gendre de Mussolini et ministre des affaires étrangères du gouvernement fasciste italien. Le document commence dans les années 1937 et finit en 1939. On trouvera ici quelques extraits qui sont dignes d’intérêt. D'autres suivront ...

3 septembre 1937

« … Le Duce est très calme. Il regarde vers Londres et ne croit pas que les Anglais veuillent en arriver à un affrontement avec nous. Il m’a donné les raisons de sa conviction. Avant de se rendre en Russie, Napoléon fit étudier les précipitations atmosphériques des vingt-cinq dernières années afin de connaître l’époque où la chute des neiges commençait. Il n’eut pas de chance : cette année-là, il neigea un mois plus tôt. Avant de commencer l’entreprise éthiopienne, Mussolini étudia, d’après l’âge, la composition du peuple anglais. Il nota qu’il y avait 24 millions de femmes pour 22 millions d’hommes, 12 millions de citoyens au-dessus de cinquante ans, âge limite de l’homme en état de faire la guerre. Donc, prédominance des masses statiques sur les masses dynamiques de la jeunesse. Vie tranquille, compromis, paix. »

29 Octobre 1937 « Ce matin remise des médailles aux veuves des combattants tombées en Espagne. (…) Je me suis demandé si ce sang avait été justement versé. Oui, telle est ma réponse (…) On a défendu notre civilisation et notre Révolution. Les blessés étaient très fiers. L’un d’eux, qui avaient perdu les deux mains et un œil, a déclaré : Je demande seulement une autre main pour retourner en Espagne. Les Allemands qui étaient présents ont appris quelque chose. » L'auteur ne nous précise rien de plus ...

13 novembre 1937, le fascisme était donc bien un régime pour le peuple et par le peuple ?

« Intéressant entretien avec le Duce. Il a pris prétexte d’une remarque que j’avais faite pour foncer tête baissée contre la bourgeoisie antifasciste. (…) Le Duce accuse les classes intellectuelles et bourgeoises de lâcheté, de paresse, de trop aimer la vie facile, et il a affirmé qu’il les ferait marcher à coup de pieds au derrière tant qu’il vivra. (…) Barella m’a parlé du Popolo d’Italia. Il n’arrive pas à en assurer la diffusion et ce phénomène est lié, étroitement lié, à l’antifasciste bourgeois. Même les articles du Duce, si on ne dépense pas des milliers de lires pour les crieurs, ou si on ne mobilise pas les forces du Parti, ne font pas augmenter les ventes. Quand on pense que le Duce croit que les Italiens les attendent avec impatience ! Souvent, la bourgeoisie fait horreur. C’est cette même bourgeoisie qui, déjà, se pâme à l’idée des négociations inexistantes avec Londres. » « Le secret des dictatures – et leur avantage par rapport aux autres régimes – réside justement dans le fait d’avoir une formule nationale. L’Italie et l’Allemagne l’ont trouvée : l’Allemagne dans le racisme, l’Italie dans son impérialisme romain. » « Visite à Milan. Les masses ouvrières, qui sont intelligentes, ont compris la portée de l’événement… (…) Je trouve bon que la visite d’un étranger se termine à Milan. Il peut voir le rythme ardent et créateur de cette ville. Puis au contact des ouvriers, il se rend compte que le Régime a réellement pénétré dans les masses et détruit les places fortes du marxisme. »

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