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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

1945 ... affaires d'après-guerre.

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1945 ... affaires d'après-guerre.

« La capitulation du Japon fut signée le dimanche 2 septembre, dans la baie de Yokohama, sur le pont du cuirassé Missouri…(…) La seconde guerre mondiale s’achevait. A vingt-quatre près, c’était le sixième anniversaire de son début. Elle en était à son 2194 jour. Elle avait entraîné des pertes matérielles impossibles à mesurer et coûté la vie à quarante millions d’êtres humains – cent millions peut-être, si on compte ceux qui en moururent, de misère, des suites de leurs blessures, dans les mois et les années à venir. A Paris, on se hâta de juger le maréchal Pétain. Les communistes réclamaient pour le procès une salle de spectacle la plus vaste possible, avec, pour suivre, dégradation du coupable sous l’Arc de Triomphe et des mains d’un simple soldat. D’autres auraient voulu que l’on reprenne à Pétain son bâton de maréchal afin de le briser avec la solennité qui s’imposait. Les autorités choisirent pour cadre la première chambre de la Cour d’appel du Palais de justice, à Paris. Le jury serait composé de douze jurés parlementaires choisis parmi ceux qui avaient voté « non » en 1940 à la dissolution de la IIIème République et de douze jurés résistants parmi lesquels la défense de l’accusé avait soigneusement récusé tous les candidats communistes, sauf un, qui avait échappé à son attention ( et au moment du verdict Pétain fut condamné à mort avec une voix de majorité, comme Louis XVI !) … Le maréchal était alors emprisonné au fort de Mont-Rouge. L’extrême gauche dénonçait le confort scandaleux dont bénéficiaient le « traître et sa femme »… Une commission de l’Assemblée consultative se rendit sur les lieux et souleva le matelas pour savoir si le ci-devant chef d’Etat dormait bien sur des planches. Pour amener Pétain au Palais de justice, on employa le « panier à salade » des voleurs à la tire et des filles de joie. Le palais, cette nuit-là, fut particulièrement bien gardé. On en oublia de surveiller les autres détenus ; sept en profitèrent pour prendre le large. »

 Pierre Stéphany.

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