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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Paris sera toujours Paris !

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Paris sera toujours Paris !

Il semble que le téléfilm sur la vie amoureuse et occupée de Mlle Arletty est attiré l’attention d’un certain nombre de spectateurs. On parle d’un peu plus de quatre millions… d’individus attirés sans aucun doute par le seul nom de Laetitia Casta, par sa caricature de l’actrice. Que pouvaient-ils venir chercher d’autre dans un tel spectacle ? Apprendre ce qu’était la vie de « certains » pendant l’occupation ? Comment ils participaient à leur manière à la résistance contre la barbarie : de coupes de champagne en diners fins avec orchestre et SS sous la robe. On le devine plus encore aujourd’hui, la vie parisienne sut être à la hauteur de sa réputation et c’est ainsi… Certes Mlle Arletty tomba amoureuse d’un homme qui en apparence n’appartenait pas au Corps d’Elite du régime, il n’était qu’un simple nazi pragmatique, qui « savait nager »… Il devint après-guerre ambassadeur de la RFA, on n’en doute pas. Mais enfin, l’impression est désagréable et laisse comme un malaise et l’amour a souvent bon dos. Je considère qu’après Mlle Arletty, il serait de bon ton, logique même puisque le public français le veut, d’illustrer la vie amoureuse de Mlle Coco Chanel… pendant l’occupation, c’est l’évidence. On ira alors un peu loin, on approfondira le sujet et on se demandera même si ces deux grandes amoureuses devant l’éternel n’ont pas eu loisir d’entretenir des relations suivies.

« La biche et le faune se donnent rendez-vous près de Paris, au château de Grosbois, siège de la Luftwaffe, où l'on tourne Madame Sans-gêne. «Service, service, la cantinière était à l'heure, en costume d'amazone, badine en main. Et c'est ainsi que tout commença... Voilà tous mes forfaits !» écrira drôlement Arletty dans son livre de souvenirs, La Défense (Ramsay), au détour de l'un des très rares passages où il est question de «Hans S.». Leur passion est immédiate, totale, ravageuse. Dès qu'ils le peuvent, ils se retrouvent dans le luxueux appartement que loue la comédienne au 13, quai de Conti, à deux pas de l'Académie. A l'heure où la France vit au rythme des tickets de rationnement et des exécutions d'otages, on dîne de homards et d'huîtres de Marennes, on boit du champagne, fenêtres ouvertes sur la Seine. Puis le Faune s'installe au piano à queue pour une improvisation. Colette, Guitry, Valéry passent de temps en temps. On voit le couple aux premières à l'Opéra, on les aperçoit lors d'une escapade amoureuse à Megève. » (l'Express)

 

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