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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

On parle trop !

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On parle trop !

On parle beaucoup dans ce pays de France. Je ne sais pas si c’est un défaut, une tare, un virus hexagonal et seulement hexagonal. J’en doute un peu. Mais il n’y a pas à dire, on parle trop et sans arrêt sur tout et n’importe quoi. Certains me diront que c’est un signe de vitalité, que nous avons là des signes d’une démocratie participative… Oui et pourquoi pas mais il faudrait encore me convaincre vraiment. Chaque jour, d’une chaîne à l’autre on organise des débats et chacun de venir tomber son avis comme on tombe sa veste et comme parfois on peut la retourner mais il faut faire semblant de ne pas l’avoir remarqué. Jadis, à partir de 19 heures, nous avions droit à des émissions de distraction. Elles avaient un but nous distraire et certaines ne manquaient pas de talent. On pouvait aussi parfois se cultiver : on entendait parler de littérature, de musiques, de cinéma. Aujourd’hui, la culture est réduite à sa plus simple expression : quelques images, toujours les mêmes et basta. Nous avons le choix entre jeux débiles et débats sur « l’œuf » du jour. C’est important de nommer cet œuf, d’en discuter…Il est préférable de le consommer frais avant même qu’il se durcisse. Ainsi tourne notre actualité, notre information. Il est bien entendu qu’on préfère consommer des œufs pondus par des poules françaises… On niche son patriotisme n’importe où et ce n’est pas nouveau. Je regrette certainement que nos médias, ceux qui décident de faire l’opinion n’aient pas choisi d’autres chemins… On peut aussi parler mais de culture, rien qu’un peu et sans croire que tout est dans le politique. C’est une vieille idée je le sais mais c’est une idée qui s’est perdue en chemin. Il suffit de s’écouter parler.

12 octobre 1944 : « On parle beaucoup d’ordre, en ce moment. (…) l’ordre est une notion obscure. Il en est de plusieurs sortes. Il y a celui qui continue de régner à Varsovie, il y a celui qui cache le désordre et celui, cher à Goethe, qui s’oppose à la justice. Il y a encore cet ordre supérieur des cœurs et des consciences qui s’appelle amour et cet ordre sanglant où l’homme se nie lui-même et qui prend ses pouvoirs dans la haine. (…) L’ordre, est-ce du moins l’unité du gouvernement ? Il est certain qu’on ne saurait s’en passer. Mais le Reich allemand avait réalisé cette unité dont nous ne pouvons pas dire pourtant qu’elle ait donné à l’Allemagne son ordre véritable. » Albert Camus.

 

 

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