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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

sur l'affaire Charlie-Hebdo ...

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sur l'affaire Charlie-Hebdo ...

«L' Histoire retiendra que c'est très certainement par un banal SMS que les frères Kouachi et Amedy Coulibaly ont lancé le coup d'envoi de leur course mortifère. On n'en connaît ni la longueur ni le contenu. Mais on sait son heure, son expéditeur, son destinataire. Et ces simples éléments, dont Le Monde a pu prendre connaissance, lèvent aujourd'hui tous les doutes qui ont pu entourer la concomitance des actes des trois hommes début janvier, à Paris : il s'agissait bien d'attentats coordonnés. Après avoir minutieusement épluché des centaines d'expertises téléphoniques, les enquêteurs ont pu vérifier que le message avait été envoyé le 7 janvier au matin. Qu'il a été localisé par la borne du domicile de Chérif Kouachi, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). Qu'il a ensuite immédiatement été reçu par l'une des treize lignes de téléphone avec lesquelles jonglait Amedy Coulibaly depuis quelques mois. Et qu'il a été écrit à 10 h 19, soit à peine une heure avant l'attaque contre Charlie Hebdo. Si on savait qu'au moins Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly se sont croisés en prison, que leurs épouses étaient proches et faisaient du sport ensemble, que leurs réseaux de connaissances et d'amis étaient intimement mêlés, jamais, jusqu'à présent, on n'avait pu établir la preuve qu'ils s'étaient formellement concertés dans leurs attaques contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes, les 7 et 9 janvier, à Paris. C'est maintenant chose faite. Le SMS avant-coureur a été envoyé d'une ligne de téléphone qui n'a manifestement été ouverte, estiment les enquêteurs, que dans le but de permettre aux trois hommes d'échanger discrètement durant les 24 dernières heures avant le début des tueries. Grâce à cette ligne, les policiers ont même pu établir que Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly s'étaient rencontrés dans la nuit du 6 au 7 janvier, la veille des attentats, entre minuit et 1 heure du matin. L'aîné des Kouachi, Saïd, est arrivé de Reims (Marne), où il vivait, par le TGV de 8 h 31. Il a rejoint en métro depuis la gare de l'Est le domicile de son frère, est monté pour utiliser les toilettes. Les deux frères se sont enfermés dans le séjour. Puis ils sont repartis vers 10 heures. Chérif était déjà habillé tout en noir, mais il avait enfilé un manteau gris à capuche. Une heure plus tard, les deux frères se présentaient armés jusqu'aux dents devant le siège de Charlie Hebdo. (…) Les enquêteurs ont appris, stupéfaits, que la veille du 7 janvier, tout a failli être remis en question à cause d'une coriace gastro-entérite de Saïd Kouachi. Mardi 6 janvier, Saïd a en effet passé sa journée au lit à cause d'un virus qui a mis à plat toute sa famille, y compris son fils de 2 ans. Chérif Kouachi est si inquiet qu'il finira par appeler en direct son frère " pour prendre des nouvelles de - son - neveu ". Mais bien qu'ayant passé une partie de la nuit à vomir, Saïd Kouachi ne va pas renoncer. Est-ce parce que la conférence de rédaction de Charlie Hebdo n'a lieu que le mercredi ? (…) » Emeline Cazi, et Élise Vincent  (Le Monde)

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