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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

pauvre Russie !

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pauvre Russie !

Je le dis et je me le répète à chaque fois : A quoi donc peuvent servir ces chaînes d’information BFM ou Itélé ? Ont-elles un objectif quelconque, ont-elles pour but de maintenir le bon peuple dans une forme d’hébétude hexagonale ? Ne jamais en sortir ou si peu… Il suffit de regarder ailleurs, d’aller jeter un œil sur Euronews pour l’exemple. Ici on vous parle de l’autre, de celui qui n’habite pas très loin, de l’étranger et de ses problèmes de guerre, de société en décomposition, d’assassinat politique. Et le moins qu’on puisse dire c’est que ce monde là est loin d’être endormi, il y neige aussi parfois mais le froid et les intempéries ne font rien à l’affaire, ils continuent à se tuer, à mourir sans trop savoir pourquoi. Qu’importe que les voitures ne soient pas munies de pneus-neige ou de chaînes, ils continuent à rouler, à avancer. Ce sont des soldats qui n’ont pas honte de leur condition, la preuve : ils portent une cagoule. Cet ustensile vestimentaire est devenu très mode, très chic. On ne peut pas devenir terroriste sans la cagoule… c’est impensable. Tous ces conflits ont au moins un mérite, ils engraissent les marchands de cagoules. A part cela, cette nuit un homme a été tué à Moscou, devant le Kremlin. Il ne fait pas bon sortir la nuit dans la Russie de Poutine. Gérard Depardieu devrait en convenir pendant ces temps de lucidité. On nous dit que Monsieur Poutine est l’homme fort du moment, un dur, un inflexible. J’arrive parfois à en douter… Qui vraiment dirige ce pays ? Et cet assassinat devant les fenêtres du grand homme ne fait qu’accentuer mes doutes. Il suffit aussi de lire les termes du communiqué du président Obama donné après le meurtre de l’opposant pour comprendre combien l’Amérique est « terrorisée » par Poutine… La Maison Blanche n’a pas osé mais on la sent prête à envoyer le FBI ou la CIA pour aider ces pauvres russes qui décidément ne sortiront jamais de leurs pâtés de sable.

Comment faut-il voir Poutine ? Comme un vulgaire chef de gang, comme une marionnette animée ? Comme le vulgaire cache-sexe d’une société russe qui se décompose à vue d’œil ? Comme une poupée de chiffon qui peut toujours servir et qu’on abandonnera un jour lorsque les temps deviendront plus durs.

Historique :

« En Russie ou ailleurs, les opposants au Kremlin peuvent le payer de leur vie. La mort de l'ancien vice-premier ministre de Boris Eltsine, Boris Nemtsov, tué par balle dans la nuit de vendredi à samedi à Moscou à quelques mètres du Kremlin, illustre à nouveau cette menace qui plane sur ceux, journalistes, activistes ou personnalités politiques, qui critiquent la politique du président Vladimir Poutine. Le porte-parole du président, Dmitri Peskov, a déclaré que "cet assassinat brutal portait les marques d'un meurtre commandité et avait tout d'une provocation". Dès l'annonce de la mort de l'opposant, pourtant, certains ne voyaient personne d'autre que les autorités russes derrière cet assassinat. Des soupçons qui s'appuient sur la liste, toujours plus longue, des morts suspectes survenues ces dernières années dans les rangs des critiques du pouvoir russe. Anna Politkovskaïa, héroïne d'un journal meurtri La journaliste russe Anna Politkovskaïa, tuée par balle le 7 octobre 2006 dans la cage d'escalier de son immeuble à Moscou, est l'un de ces assassinats qui a le plus ému l'opinion. Dans son travail au journal Novaïa Gazeta, elle dénonçait les atteintes aux droits de l'homme en Tchétchénie et les abus du président Vladimir Poutine. Et si cinq suspects ont été reconnus coupables par un tribunal de Moscou en mai 2014, une question demeure: qui a donné l'ordre? A l'époque, les enquêteurs avaient reconnu, tout au plus, que le meurtre de la journaliste était en rapport avec son activité professionnelle. Six autres collaborateurs du journal ont été tués ces dernières années, dont Natalia Estemirova, qui avait succédé à Anna Politkovskaïa. Des opposants en danger jusqu'à Londres Face aux risques encourus par celles et ceux qui brisent le silence en Russie, certains opposants sont tentés par l'exil, à l'image de Garry Kasparov, qui a obtenu la nationalité croate en 2014. Mais résider hors des frontières russes ne protège pas toujours de la mort. Le 23 novembre 2006, l'ancien membre des services secrets russes Alexandre Litvinenko était empoisonné au polonium 210, une substance radioactive, à Londres. Une enquête publique a été ouverte à Londres pour éclaircir les circonstances de sa mort. Le magistrat instructeur a d'abord "validé" la thèse impliquant la Russie dans la mort de l'ancien espion, rapporte FranceTVInfo. Reste à étudier d'autres pistes, comme celle de la mafia russe ou des renseignements britanniques. En mars 2013, c'était le milliardaire Boris Berezovski qui trouvait la mort dans son logement londonien. Dans le milieu des expatriés russes, la thèse du suicide de cet ennemi de Vladimir Poutine ne passe pas. Et ceux qui sont encore en vie prennent leurs précautions, indiquent vivre "quelque part en Angleterre" ou bénéficient de la protection de Scotland Yard. Boris Nemtsov, l'assassinat de trop? Ce samedi, les réactions à la mort de l'opposant Boris Nemtsov se succèdent. Le président de la République François Hollande a dénoncé "l'assassinat odieux" d'un "défenseur courageux et inlassable de la démocratie". La chancelière allemande Angela Merkel s'est elle dite "consternée" par le "meurtre lâche" de Boris Nemtsov, saluant le "courage" de l'ancien vice-premier ministre, qui n'hésitait pas à "exprimer publiquement ses critiques" envers les autorités russes. De son côté, le président ukrainien Petro Porochenko a salué la mémoire d'un "ami", "pont entre l'Ukraine et la Russie, détruit par les coups de feu d'un assassin". Ce drame, suivi des paroles des trois dirigeants engagés dans les discussions sur le conflit ukrainien avec Vladimir Poutine, va-t-il accentuer la pression sur le pays, déjà accusé de mener une guerre souterraine contre Kiev ? Les regards se tournent inévitablement vers le sommet de l'Etat russe. Boris Nemtsov lui-même affirmait d'ailleurs que le pouvoir russe voyait son activisme d'un mauvais oeil. "Poutine veut me faire taire" déclarait-il à L'Obs en 2011. "Je lui fais peur". Alors qu'il avait appelé à manifester dimanche à Moscou, ce rassemblement s'est déjà changé en marche en sa mémoire. Un cortège ou planera sans doute la colère face à un meurtre perpétré aux yeux de tous, en pleine ville, symbole d'une pratique qui ne se cache plus mais pourrait arriver à bout de souffle. » (L’express)

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