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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

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les nazis en fuite ...

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les nazis en fuite ...

- Un livre-document vient d’apparaître en librairie. Le sujet ne pouvait qu’attirer ma curiosité.

« Combien de criminels de guerre et de nazis parvinrent à fuit le continent européen ? Il est difficile d’établir des chiffres précis, tout dépend de la définition que l’on donne du crime nazi et des nationalités concernés (les fugitifs n’étaient en aucune manière exclusivement allemands et autrichiens). Il est fondamental de distinguer entre : 1. Les dignitaires nazis et les officiers SS ; 2. Les criminels de guerre et les agents de l’holocauste ; 3. Les fascistes et les collaborateurs originaires de toute l’Europe. D’après certaines sources argentines, quelque 180 dignitaires nazis et officiers SS gagnèrent Buenos Aires par l’estuaire du Rio de la Plata. Pour sa part, l’historien Holger Meding estime qu’il faut compter entre 300 et 800 nazis de premier plan réfugiés en Argentine, dont une cinquantaine de criminels et autres meurtriers de masse. Ils furent rejoints par des milliers de collaborateurs et de fascistes issus d’Italie, de Hongrie, de Slovénie, de Belgique, de Croatie et d’autres pays. Parmi eux se trouvaient des personnalités aussi éminentes qu’Ante Pavelic, l’ancien chef de l’Etat indépendant de Croatie. Nous l’avons dit, l’Argentine n’était nullement la seule destination convoitée par les fugitifs. L’Espagne, certains pays du Proche-Orient et d’autres du continent Américain – y compris les Etats-Unis et le Canada – le furent également. Ainsi par exemple, en 1946 ; quelque 9000 Ukrainiens de la division Waffen-SS Galicie parvinrent à passer en Grande-Bretagne via l’Italie, et de là gagnèrent le Canada en se faisant passer pour des paysans désireux de s’installer sur les vastes étendues agricoles de ce pays. (…) Certains passeurs ne faisaient aucune distinction : outre les émigrants allemands souhaitant gagner l’Amérique du Sud, leur clientèle comprenait également des juifs qui quittaient illégalement l’Europe pour s’installer en Palestine. D’une façon tout à fait macabre, il arrivait souvent que des fugitifs nazis croisent leurs victimes sur la route des Alpes. Le Tyrol du Sud s’imposa comme une plaque tournante naturelle, qui permit à d’anciens SS de se réunir et d’établir des connexions entre l’Allemagne l’Italie, l’Espagne et l’Argentine afin d’assurer leur fuite. » « Je connais une petite auberge à Merano, dans le Tyrol italien, écrivait Simon Wiesenthal à ce sujet, et un autre endroit près du col de Resia, entre l’Autriche et l’Italie, où il est arrivé que des nazis et des juifs passent la nuit, les premiers ignorant la présence des seconds. Les Juifs étaient logés à l’étage où on leur disait de rester immobiles, et les Nazis au rez-de-chaussée, avec pour recommandation de ne pas sortir. »

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