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Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

Nîmes qui se regarde...

Mon actualité ? regarder vivre une ville, actrice d'un monde qui se fait ou se défait.

de bons petits jeunes !

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de bons petits jeunes !

 C’étaient de bons petits jeunes qu’ils disent… les gens du village. Mais pour tout dire, nous avons eu, nous, une autre façon de vivre notre adolescence, d’être des jeunes hommes. C’était, il est vrai, il y a si longtemps… dans les années 60. La préhistoire, quoi ! On vivait en noir et blanc et pourtant, je crois qu’on la vivait bien notre époque… On se voulait des adultes, on regardait le moindre jupon qui passait, on avait ses crises de rire et de bêtise et puis on étudiait parce qu’on savait qu’il y avait le service militaire et qu’au moindre faux pas il ne nous raterait pas. Alors on espérait le sursis et les études supérieures. Ce n’était pas bête comme idée ! On découvrait le livre de poche, on allait au cinéma et on s’écoutait les cheveux pousser. De là, à aller dans un cimetière juif pour jouer les nazis sur le retour et saccager des tombes ? Non, cela ne nous traversait pas l’esprit… Il est vrai qu’on n’était pas complet, pas de smartphone dans la main, pas de play-machin, pas de page facebook. On était nu quoi… On ne ressemblait à rien sans un uniforme, on n’était que la réplique d’adultes un peu plus jeunes. On avait l’esprit ailleurs… On était -si j’ose dire- un rien contemplatif, on aimait les belles choses et on en parlait, on en parlait beaucoup et de vive voix. Pas besoin de trucs qui glissent, pas besoin de se coller l’oreille à un appareil. Non, on se regardait dans les yeux, on se touchait et on se croyait unique pourtant. Personne à imiter, on n’en avait pas le temps… Trop de « choses » nous échappaient encore et le monde qui nous entourait était tellement sérieux. On avait pas mal de travail devant nous, lui redonner le sourire ! Alors rien que pour le plaisir, on a inventé Mai 68 et on s’en souvient encore. Finalement, on était vraiment jeune à l'époque mais pour notre bonheur, on ne le savait pas ou alors on s'en foutait.

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